Gestion de la douleur

La prise en charge de la douleur est désormais une priorité : elle doit être effectuée tout au long du parcours du patient et n’a qu’un but : que le patient n’ait jamais mal.
Ceci est devenu possible grâce aux avancées en matière :
- d'anesthésie : l'anesthésie locorégionale dont les effets sont prolongés pendant 48 heures après l’intervention, assure une absence de douleur par l’endormissement du pied
- de chirurgie : la chirurgie mini invasive est beaucoup moins invasives sur les tissus et donc moins génératrice de douleurs
Cette prise en charge de la douleur se fait sur plusieurs étapes :


-Les consultations préopératoires (chirurgien et anesthésiste) :

durant ces consultations, le chirurgien comme l'anesthésiste, délivre l’information la plus complète possible afin de bien éclairer le patient sur les différentes étapes de prise en charge de la douleur


- La gestion de la douleur post opératoire

    

A la clinique :

Elle repose sur l’indolence amenée par l'anesthésie locorégionale, dont les effets sont prolongés pendant 48 heures  après l’intervention, ceci procure au patient une sensation d’endormissement du pied, interrompant le processus de la douleur. Le réveil du pied est très progressif, permettant ainsi un relais avec les traitements antidouleurs classiques que le patient prendra à domicile.


De retour a domicile :
Compliance au traitement :

la prise des  antidouleurs par voie orale doit être systématique pendant la 1ère semaine même si le patient n’a pas mal. En effet, il se trouve dans une période «  à risque »  pour la douleur et la meilleure façon de ne pas avoir mal est d’anticiper cette éventuelle douleur par la prise systématique de ses médicaments.
Au delà de la 1ère semaine, la prise se fera uniquement en cas de besoin.
Lutte contre l'œdème post opératoire :
L'œdème, en distendant les tissus, peut générer des douleurs, d’où la nécessite de favoriser sa résorption par :
1- la surélévation du membre inferieur en positions allongée et assise : elle facilite le retour veineux et donc favorise la disparition de l'œdème.

2 - la reprise progressive de la marche, exemple : mieux vaut marcher 4 fois un quart d’heure qu’une heure complète en une seule fois. La position statique et les piétinements doivent être proscrits pendant le mois suivant l’intervention
3 - La rééducation : débutée au 15 eme jour post opératoire, elle joue un rôle dans le traitement de la douleur grâce à la fonction drainante de l'œdème que permettent massothérapie et mobilisation des orteils
4- le glaçage : associé au surélèvement du membre inferieur, il a des vertus anti inflammatoires et anti œdémateuses et donc anti douleurs.

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